SHAKE TA LIFE

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ET JE SUIS ICI,LA et LA.
Dolly PRANE
18 ANS ET TOUTES SES DENTS!

Un résumé de ma vie?
APPART / AU BOUT DU QUAI


- En congé maladie
-1 an pour lui.
-Menace au BDQ NE VENEZ PLUS ME VOIR DANS LE MAGASIN!
-Fatiguée
-La japan expo avec mon shou
-J'imite porcinet!
-Matthieu aux US
-Rester planter au milieu du chemin pour éviter de choisir une direction.
-C'est coule la musique avec Alex.

Scoops de la semaine: Au revoir Keyne :'(, Inès a de jolies fesses "iinèèèèès (8)" , Toka c'est pris bang dans la gueule a Mariokart par mon frère candy, Natsu crache moins loin que moi, Maman melon est un grappin à sein,à Bastille ça résonne bien , la crème mixa réparatrice main te fait poisser. Rexona girl y'a qu'ça d'vrai!
Phrase de la semaine: LA TRAPPE
# Posté le mercredi 02 juillet 2008 16:57
Modifié le mercredi 16 juillet 2008 02:37

BAVAS AKA MA SARPATA PARDA MA LA MACHA MA LA MACHA, BAVAS AKA MA SARPATA A PARDA MA LA MACHA A RAVANA.

Parceque parralèllement ma vie est follement mouvementée...
200 coms avant le 18 août C'est mort d'avance haha!
BAVAS AKA  MA SARPATA PARDA MA LA MACHA MA LA MACHA, BAVAS AKA MA SARPATA A PARDA MA LA MACHA A RAVANA.
# Posté le mardi 10 juin 2008 18:36
Modifié le vendredi 18 juillet 2008 03:16

Maxence Ojarsson 17 juillet 2007

Maxence Ojarsson 17 juillet 2007
S'il avait été en mon pouvoir de décider quelle sorte de vie j'aurais aimer vivre, j'aurais sans doute choisis la vie la plus banale , la plus plate et la plus insignifiante.... Vous ne m'auriez alors pas connu telle que je suis aujourd'hui.
Qu'auriez vous choisi vous, entre ne rien vivre et trop vivre à n'en pas vouloir y croire?

J'étais dans la cuisine, il faisait beau et sans doute trop chaud, il y avait cette odeur de sel dans mes cheveux et puis ce téléphone qui avait sonné. La voix de Jink qui me disait "Tu sais sweetie on est plus que deux, tu sais sweetie, il l'a fait".

Comme toute ma vie, notre rencontre n'était pas banale, il avait ouvert violemment la porte du printemps et me l'éclatant dans le visage, j'avais saigné du nez , beaucoup, et j'ai du lui balancer les habituelles insultes stupides de mon vocabulaire. Il n'avait pas rit , il s'était inquiété et m'avait apporté dans le bar le plus proche pour me soigner et m'avait gentiment offert à boire. On avait parlé, on avait beaucoup ris, on s'était compris. Puis Vincent a passé la porte et lui je le connaissais, puis Jink. Sans se quitter , sans cesser de rire , l'impression de se connaître déjà depuis une éternité. Mais surtout lui Maxence, qui semblait comprendre ce que les autres ne voyaient pas. C'était déjà il y a 5 ans.

J'ai eu la chance de connaître des amis extraordinaires qui traversaient la France pour moi, pour qui je rendais ce qu'ils me donnaient, pour qui vous auriez tous voulu crever. On se connaissait tous par c½ur, depuis nos gouts jusqu'aux couleurs, la moindre nuance d'humeur, le moindre comportement était pour nous tellement évident. Ils avaient redonné du sens à ce qui n'en avait plus. On s'était tous offert un but, une vie, une motivation, sans rien avoir vécu de trop grave dans nos vies, nous étions des gens bien et bien dans nos peau. Nous étions un équilibre.Ils était tous les trois beaux, beaux comme on ne pourrais pas qualifier beaucoup de personnes en fait.

Vincent était le plus sage, le plus studieux, des notes de fou , de la répartie comme vous n'en auriez jamais eu. Il disait que la vie était comme un pot de nutella que quand on n'en avait plus, il suffisait d'en racheter un. Il avait mon âge, c'était le frère de Maxence. Ils avaient tous les deux une mère exécrable et autoritaire, catholique pratiquante bornée et renfermée sur des principes flinguants. Elle misait tout sur la réussite de Vincent le préservant le plus possible des influences de son frère. Si Vincent arrivait les cheveux teints tout aurait été foutu pour son avenir.
Jink se prétendait d'abord métro sexuel avant de se rendre compte qu'en fait avec les filles ça ne marcherait jamais. Avec ses cheveux blonds et sa grande taille effilée il en avait déçu plus d'une sous nos fous rires. Sa mère à Londres avec son frère , son père à Manhattan, il avait choisit le mannequinat à Paris pour ne jamais nous quitter. C'était l'ami d'enfance de Maxence, ils ne se quittaient pas. Son aisance financière ne l'avait jamais rendu prétentieux, il en faisait autant profiter les autres que lui même se sentant parfois même gêné. Nous le fric on s'en foutait. Il avait un répertoire de blagues que tu ne pourras jamais égaler. Il était le premier à me sauter dessus même s'il faisait deux fois ma taille.
Maxence avait choisit la voie de la difficulté en quittant le lycée prématurément pour s'engager lui aussi dans le mannequinat à paris.Il avait quitté Perpignan s'éloignant de sa mère, assumant sa différence dans une famille conservatrice qui ne comprenait pas ce genre de choix et de vie. Après avoir cherché longtemps un mot qui pourrais qualifier notre relation , il n'y en a finalement qu'un seul qui correspondrait: fusionnel. J'ai eu la chance de rencontrer la personne qu'on ne rencontre parfois jamais. Celle pour qui il suffit de penser pour être compris, celle qui comprend votre regard, et celle qui connais chacune de vos réactions comme si elle lui appartenait, comme s'il était moi, comme si j'étais lui. On passait aisément au dessus de la difficulté des mots en communiquant par nos sens, qu'il avait développé autant que moi dans une période de renfermement sur soi même. S'il me perdait, il en crevait. C'était une évidence pour tout le monde sauf pour moi qui ai toujours eu la manie d'infimiser l'attachement que pouvait avoir les autres pour moi.

Nous avions tous ensemble reconstruit une vie, quelque chose de solide et d'ambitieux. Nous n'étions pas le genre d'amis qui s'embrassait un jour pour se cracher à la gueule le lendemain. La moindre dispute nous culpabilisait et nous effrayait. Pendant trois ans nous nous sommes sérré les coudes malgré les distances, nous nous retrouvions chaque fois comme pour la dernière fois, Hurlant criant courant et se sautant les uns sur les autres sans que personne ne comprenne quoi que ce soit. Nous étions humain dans un monde qui l'était moins. Ils m'ont sauvé la vie sans que je puisse sauver la leur.

Un soir où une accumulation d'évènements tous aussi durs les uns que les autres m'avait claqué à la gueule, je ne sens pas l'utilité de les préciser, le mot soutien que j'aurais du employé auprés de ma famille , semblait avoir été rayé du dictionnaire , même si ces personnes n'ont pas jugé la gravité de leurs propos où n'ont pas peser le poids de leur répercution. Ce soir là je m'étais cassée dans le marais , un laguiole à la main, loin, prés de la rivière. Vous allez tous rire et imager dans votre tête une pauvre caricature de la "émeau" qui va se tallader les veines en gémissant des "on ne m'aime pas". Je savais qu'on m'aimait, mais je savais aussi que je vivais. Je n'ai jamais eu l'intention de faire de pauvres ratures sur mon bras pour voir un peu de sang gluanter et m'écrier "je vais mourir". J'avais choisi la solution de la lâcheté, parceque oui, c'est plus facile de crever que de vivre. C'est la seule et unique fois où une lame avait touché mon bras, une fois, deux fois, trois, qui ne servait à rien sauf à faire passer le temps. Et puis je l'avais planté un coup sec. C'est si facile. Si lâche, si égoiste. Je ne veux pas savoir quelle quantité de mon sang j'ai pu perdre.... je m'endormais, tout partait, il n'y a rien d'extraordinaire à ça. Je ne sais pas combien de temps je suis restée allongée, je ne réfléchissais même plus si je perdais assez de sang pour en crever parce que je quittais tout. Communément? je tombait dans les vaps.Et puis le bouygtel qui se met en route dans ma poche et le bon ou mauvais reflexe qui a sorti de la forçe que je ne connaissais pas pour décrocher l'appel.Quand j'entends la voix de jink "Tu dors? Nan pasque pas nous en fait" explosée de rire par sa blague censée me réveiller. Quand tu as beau chercher et essayer de sortir un petit murmure mais que tu n'as plus de voix et que tu t'endors mais que tu veux les écouter. Et au milieu des fous rires la voix de maxence restée muette qui panique "j'arrives j'arrives tout de suite ma sweetie j'entends la rivière je sais où t'es". Quand tu lâches tout et tu t'endors. Réveillée violemment , par quelqu'un qui savait que personne ne devait être au courant, qui appelle les numéros anonymes pour avoir de l'aide, qui me bande bras, qui me fait des perfusions. Oui ça sers à quelque chose d'avoir fait des études d'infirmiers. Qui me fait marcher au delà de mes forçes, me fait avaler des vitamines, jusqu'au petit matin.

1 mois plus tard Il me retrouve bourrée avec tous les médicaments que j'avais trouvé, étalée sur la canapé devant la télé. C'est là que j'ai eu peur. J'ai arrêté de jouer à la petite gamine qui veut mourir. C'est quand tu ne peux plus faire marche arrière et que tu vois que tout est fini que tu te dis à quel point tu peux être conne et égoiste, inutile. Le regret. Tu vomis tes tripes , tout ce que tu n'as plus, il te fait marcher, tu tombes il te relève, il te parle, il te parle et surtout il te fait promettre. Et tu promet de ne plus jamais recommencer. De ne plus jamais te tuer. Parce qu'il savait que j'aurais préféré crever plutôt que de contourner une promesse. Et c'est cette promesse, c'est celle qui m'a maintenu en vie jusqu'à aujourd'hui. Oui ma vie est basée sur une promesse. On m'a sauvé la vie. je ne dis pas ces mots à la légère je n'avais pas réalisé la gravité de ce que j'avais fait . Ce n'est pas moi qui le dis c'est ce que les autres m'ont dit, les deux seules fois où j'ai voulu crever, j'aurais bien pu y arriver.

Nous avions chacun des problèmes dans nos relations amoureuses à cause de l'attachement que nous nous portions les uns pour les autres. Notre unité parfois trop encombrante pour certains. L'attachement ambigue qui nous liait et qui faisait passer tout le reste après nous. Maxence sortait avec un dénommé Daniel qui aurait pu être gentil s'il n'était pas odieux. Le genre de gars friqué qui se pense imposant et important de par la taille de son porte monnaie. Mais maxence l'aimait et je le respectais. Lui ne m'aimait pas, j'aurais pu être niaise et ignorante pour m'en rendre compte. Ce dont il ne s'est pas rendu compte tout de suite quant à lui c'est que maxence tenait plus à moi qu'à sa petite personne, Et c'est quelque chose qu'il ne supportait pas quand il s'en ai aperçu. Il faisait tout pour nous séparer, ce qui ne servait à rien. Je passais avant lui, comme maxence passait avant toute autre personne.

Un jour où nous avions beaucoup bu, une habitude, maxence et moi nous nous sommes embrassés.... rien de choquant là dedans , seulement cette fois ce n'était pas comme avant. Daniel était là, il s'en est aussi rendu compte. Et tout à commencé. La dispute avec maxence, la rupture, le départ. Daniel avait repris le train pour perpignan , avait parlé à la mère de Maxence, "votre fils est gay" se gardant bien de préciser qu'il l'était aussi. Nous ne nous sommes jamais abaissé à son niveau à dévoiler que lui aussi l'était. Dans une famille conservatrice, ce genre de nouvelles ouvre le scandale, maxence n'avait plus le droit de mettre un pied chez ses parents, vincent devait rester à Perpignan pour ne pas être influençé et tourner comme son frère. Pendant 3 mois, il était enfermé chez lui, sans pouvoir sortir, sans avoir le droit de voir , n'y d'avoir des amis, sans avoir la possibilité d'entrer en contact avec son propre frère. Et les mots les plus atroces qu'une mère puisse dire à son fils. De ne pas devenir comme son frère, de ne pas rater sa vie, de ne pas être une honte, un cinglé, que des gens comme maxence on devrait les tuer, que ses amis, nous, nous étions faux, que nous le lâcherions un jour. Il avait réussi a prendre le train en sortant de l'école pour nous rejoindre à rouen une semaine. Il disait sur un délire que pour son enterrement il voulait entendre "bon voyage Mr dumollet". Et puis il était rentré. Sa mère avait décider de foutre sa vie en l'air. Un mardi maxence avait décidé d'aller le retrouver à perpignan le midi quand il mangeait seul à la maison, un midi, où j'étais dans le parc du lycée avant le cours d'anglais, mon sourire quand Maxence m'a appelé et le paysage qui se flouttait brusquement . Il me disait qu'il l'avait appelé, qu'il l'avait retrouvé dans sa chambre, le bras en sang, qu'il avait appelé le samu, les pompiers. ET ce texto dans la nuit quand on a trop mal pour parler. "done".

Et puis tout a suivi très vite, l'enterrement où nous n'étions pas invité, l'appel de daniel nous demandant s'il devait mettre une fleur ou une ortie sur la tombe pendant l'enterrement. L'envie de le tuer, de le déchiqueter en petit morceau, de le faire hurler et de l'arracher. La douleur, le silence et l'horreur de vivre ce qui n'arrive qu'aux autres. Et puis on s'aime plus que jamais, on se comprend plus que les autres, on se sent seuls à trois avec des battements de coeur en moins. Jink avait la chance de devoir arranger l'emménagement de sa mère à manhattan pour que son frère puisse voir autant son père que sa mère, la chance d'avoir des parents divorcés qui s'entendaient encore comme deux meilleurs amis, la chance de ne pas se donner le temps de trop y penser. Nous étions heureux qu'il ai la chance que nous n'avions pas. Maxence et ses allers retour en train pour me voir, je passais mon bac, tout allait en apparence, de l'illusion en sourire, en rire et en fou rire, mais toujours ce goût amer et cet échange de regard qui poussait un cris que seul lui et moi pouvait entendre. Et ces pleurs quand nous n'étions que tout les deux qu'il ne nous restait que l'autre pour s'accrocher, que toute ma vie ne signifiait plus rien sinon lui. Quand l'amitié c'était transformé en amour pour se raccrocher, que je le voyais se perdre et ne plus croire en rien sinon moi. Et quand juillet est arrivé j'avais cru bien de tout arrêter pour essayer de reconstruire à côté. Quand j'avais pensé que revivre s'était se séparer, c'était le tuer. En l'espace de deux jours ne plus l'entendre parler c'était ne plus respirer. Cet appel de deux longues heures après lequel une fois raccroché je fronçais le sourcil en me demandant pourquoi nous n'avions fait que nous rappeler de ces trois dernières années comme si on allait se quitter. Quand j'avais perdu le trombone de vincent qui n'étais jamais tombé de mon collier durant ces dernières années. Que j'étais rentrée chez moi et que le téléphone avait sonné. Que j'avais tout gâché. Quand il te sauve la vie et que tu détruis la sienne. Quand tout ce que tu as pu construire s'effondre et te fous en l'air, quand tu as tellement mal que tu n'en pleures même pas, Quand tu voudrais donner ta vie mais que tu ne peux pas.

Il y avait eu l'enterrement aussi, notre interdiction de rentrer dans l'église, les vigiles à l'entrée du cimetierre. la mère de maxence, qui l'avait enterrée loin de vincent parceque "un fils comme ça ,ça se cache, deux suicides dans la famille c'est scandaleux, celui là je ne l'ai jamais connu". Et puis Daniel, daniel qui à la messe m'avait appelé pour demander si j'allait bien, si je n'avais pas trop chaud dehors, que dans l'église il faisait plus frais, il me demandait d'embrasser "la joue fraîche de maxence" pour moi.Quand je me suis mise à crier et battre des poings contre les vigiles à l'entrée de l'église pour qu'ils me laissent entrer, pour que je le tue. Au Cimetierre le sourire de daniel en passant la porte. L'inhumanité de cette personne.Sa monstruosité.

Puis la période de silence, la folie, quand c'est trop et que tu ne réalises pas, qu'on a shooté dans les dossiers de ton cerveau, que la nourriture t'écoeure, elle ne semble servir à rien, quand on t'a flingué le coeur sans toucher ta tête. Quand tu perds ta vie parceque tu es morte avec lui. Et puis tout cacher a cause des mots. "les gens qui se suicident son infréquentables", "si le suicide arrive dans ta vie, tu la continueras à l'hopital psychiatrique". Le faire semblant , l'art de masquer et de faire passer tes émotions pour d'autres. Du mensonge et du bétonnage de coeur. Quand tu te sens monstrueuse de vivre. Et puis l'anorexie, les vomissements, l'estomac. La musique, les fêtes l'alcool, les drogues qui se voient doubler, tripler, s'amplifier. L'indifférence, l'insignifiance de la moindre chose, quand plus rien n'a d'importance à cause de cette promesse qui te ronge et te tue plus durement que tu n'aurais pu le faire toi même. Une vie de débauche sous des fous rires et un enjouement apparement toujours vivant .

4mois de vie inconsciente et stupide, dans laquelle je me perdais moi même à ne plus savoir si j'étais bien ou pas, si j'étais quelqu'un de bien ou si je ne l'étais pas. Jink qui prenait l'avion dés que possible quand tout me revenait et que je ne savais plus sourire, quand j'étais fatiguée de me faire croire à moi même que c'était facile de vivre. Quand on se soutenait parcequ'il ne restait plus que nous, qu'il me comprenait , qu'il écrasait mes cigarettes, qu'il me laissait pleurer sur lui toute la nuit. Quand lui reconstruisait une vie parceque je le voulais et qu'il le pouvait, que je vivais à travers lui tout ce que j'étais incapable de faire. Que nos délires étaient sans pareils, à être trop semblables, quand il se jetait sur moi pour me retrouver et que nous tombions dans la flaque de boue à côté avant de serrer et de pleurer.Quand il m'avait ramené sur la tombe de maxence et que le ruban bleu était toujours accroché. Des émotions mélangées qui faisait que j'en devenais cinglée. Et puis un jour, il m'a montré la lettre que maxence avait écrite, la lettre que je n'avais jamais lu. Il m'avait caché que si maxence l'avait fait c'était parcequ'il pensait m'avoir perdu, il pensait que je ne l'aimais pas autant que lui m'aimait, une lettre similaire à celle que je n'avais jamais pu lui envoyer. On c'était flingué pour les mêmes faits sans s'en être parler. Et c'est ça qui l'avait tué.

Je n'ai plus parlé à jink pendant prés d'une semaine, je lui en voulais, je pensais, je pensais trop. Tout revenait. Et puis je me suis rendu compte que j'allais refaire la même erreur que je ne pouvais pas perdre jink , pas pour ça. Je devais le comprendre. Et c'est là que je l'ai appelé, là qu'il m'a dit qu'il nous cachait quelque chose depuis le début de l'année, ses crises, son état de santé. C'est là qu'il m'a dit qu'il avait un insecte dans le cerveau qui grignotait le fil de sa vie, qu'il avait un anévrisme trop avancé, qu'il allait se faire opérer mercredi, qu'il avait trop peu de chance de s'en sortir. Que s'il ne m'avait rien dit c'est parceque je n'arrivais pas à vivre avec ce que j'avais et qu'il ne voulait pas m'en rajouter qu'il avait peur que ça me tuerais. Pour moi tout était fini, le mot trop ne signifie même pas assez de chose pour vous l'imager. Le lendemain je l'appellais pour lui dire à quel point je l'aimais, à quel point je ne voulais pas le quitter, à quel point c'était tellement injuste et inimaginable. Je lui demandais de me réveiller en me pinçant parceque c'est comme ça qu'on est censé savoir si c'est bien vrai. Il a raccroché, quelques heures plus tard à peine danny son petit frère me rappelait en me disant qu'on l'emmenait à l'hopital, que son anévrisme s'était rompu. Son père m'avait payé le billet d'avion, j'avais dormi dans sa chambre. Ma vie était foutue.

Je m'étais trouvé un but pour tenir la route, ne pas y penser, marcher sans m'arrêter dans le jardin en ne pensant qu'à mes pas, chercher un brin d'herbe le monter dans ma chambre puis aller le mettre dans la poubelle à l'autre bout de la maison. Heureusement pour moi j'étais chez mes grands parents. Je me blindais l'esprit plus que je n'avais jamais pu le faire auparavant. Pendant deux mois je me battais dans ma tête avant que ça n'en deviennent une habitude. A ne pas penser, ne pas en pleurer, ne pas crier, tout dégager et tout tasser et pousser le plus loin possible. Tout revenait quand je dormais quand je rêvais. Les cauchemards les pires , ceux de ma vie. Les insomnies. Les crises. Tout ressortait au moment où je m'y attendais le moins. Puis les somnifères, et le temps, les mois et les amis. Ces gens qui reconstruisent ma vie petit à petit. L'habitude que j'ai gardé de me blinder, d'en parler pour banaliser les faits et me rassurer. Ma tête serait trop lourde pour que tu la portes.Le pire combat de ma vie, c'est ma vie.








# Posté le lundi 07 janvier 2008 13:43
Modifié le jeudi 17 juillet 2008 13:50